Un Oeil sur la Vendée
Le blog qui jette un regard sur la Vendée...
vendredi 23 décembre 2011
Port de Brétignolles : avis défavorable...
La commission d'enquête a donné un avis défavorable au projet de port soutenu par la municipalité de Brétignolles sur mer...
Allez plus loin : blog de défense du site de la Normadelière
Tous les rapports sur le site de la préfecture de la Vendée
vendredi 16 décembre 2011
La tempête Joachim en Vendée (16/12/2011)
Une cinquantaine de personnes ont été évacuées par précaution dans la nuit de jeudi à vendredi, à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée), de leurs maisons situées en dessous du niveau de la mer, a-t-on appris vendredi de source préfectorale.
Les pompiers et services municipaux ont procédé à l'évacuation de ces personnes habitant au lieu dit "La Pège", dans le secteur nord de Saint-Hilaire-de-Riez, en raison d'un "affaiblissement du cordon dunaire" en début de nuit, a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet du préfet de Vendée, Sébastien Cauwel.
"Pour éviter d'avoir à aller chercher des gens dans l'eau au moment de la marée haute vers 8h du matin, nous avons préféré les évacuer", a-t-il indiqué.
Les personnes évacuées devaient être hébergées sur la commune, dans une ancienne colonie de vacances.
A 5h30, les pompiers sont intervenus pour récupérer deux jeunes alcoolisés qui avaient éprouvé l'envie, aux Sables-d'Olonne, d'aller dans un lieu baptisé "le puit d'enfer" pour voir les vagues et qui ne parvenaient plus à en sortir. Ils ont été secourus à temps.
![]() |
| Le puit d'enfer |
Les autres cordons dunaires surveillés du département avaient en revanche plutôt bien résisté aux intempéries, selon M. Cauwel.
Les rafales étaient de 135 km/h à l'Ile d'Yeu, 125 sur les côtes et, à 5h30, on comptabilisait 230 interventions de pompiers.
dimanche 11 décembre 2011
Légende : « Les buveurs d'eau-de-vie du singe »
Un cargo aujourd'hui, une bouteille avec message hier, la mer apporte chaque année son lot de trouvailles. En 1908, une barrique attire l'oeil de quatre marins. Son locataire, un singe (!) est toujours de ce monde. Empaillé bien sûr.
Un tonneau sur la plage, quelle drôle d'idée ! C'est ce qu'ont dû se dire quatre copains, quatre marins en vadrouille ce matin-là du côté de Brétignolles près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'un de ces vaillants gaillards s'en va chercher une vrille afin de percer le mystère du tonneau. Surprise ! Un jet d'eau de feu, de l'eau de vie très exactement, coule alors à flots. Nos marins, aux anges, s'empressent de se servir et de boire à grandes lampées le nectar béni envoyé par Poséidon.
« C'est du bon ça ! »
« A ta santé mon matelot... A la vôtre les gars. J'allons nous en licher les pouces jusqu'aux coudes », rapporte la chronique locale. « Hein, c'est du bon ça ! J'te crois mon matelot. J's'rais même pas surpris si qu'on m'dirait qu'ça sort des caves du Grand Turc ». L'un des matelots décide alors de quérir une charrette, de ramener le butin à bon port et d'en faire profiter d'autres camarades. C'est pas tous les jours fête. Sur le chemin du retour, la charrette, mise à mal par la chaussée défoncée, perd sa précieuse cargaison qui cogne contre le pavé. « Une exclamation de dégoût jaillit de la gorge des marins qui virent une forme poilue recroquevillée et très odorante. Un singe, c'était un singe qui avait été soigneusement conservé dans l'alcool... Les buveurs eurent des nausées et digérèrent très mal le liquide qui leur brûlait la gorge ».
« Les buveurs d'eau-de-vie du singe »
Les habitants vont alors surnommer ces matelots les « Jhiras », soit les « buveurs d'eau-de-vie de singe ». Mieux, ils vont passer à la postérité grâce au photographe Boutain de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. En 1912, celui-ci reconstitue l'histoire qui se raconte en faisant poser des comédiens amateurs. Si l'on n'a jamais su quel bateau ou quel collectionneur ramenait ce chimpanzé femelle, il connaîtra néanmoins une seconde vie sur le comptoir d'un bar, d'une boutique « Le Bazar de la tentation » puis d'une pharmacie.
Des générations d'habitants de Saint-Gilles-Croix de Vie ont trinqué à la santé du petit primate arraché à son île du Pacifique. Ré empaillé à Nantes dans les années quatre-vingt, il a longtemps été remisé dans une des salles de la conserverie. Aujourd'hui, la maison du Pêcheur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a recueilli ce petit bonhomme que découvrent toujours avec autant d'émerveillement les petits et les grands d'aujourd'hui, un siècle après.
Je vous invite à prendre connaissance du décryptage de cette légende dans le document publié par Jean-Loïc Le Quellec d'où proviennent les photographies illustrants ce post.
La mythologie des naufrages en Vendée - Jean-Loïc Le Quellec
Un tonneau sur la plage, quelle drôle d'idée ! C'est ce qu'ont dû se dire quatre copains, quatre marins en vadrouille ce matin-là du côté de Brétignolles près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. L'un de ces vaillants gaillards s'en va chercher une vrille afin de percer le mystère du tonneau. Surprise ! Un jet d'eau de feu, de l'eau de vie très exactement, coule alors à flots. Nos marins, aux anges, s'empressent de se servir et de boire à grandes lampées le nectar béni envoyé par Poséidon.
« C'est du bon ça ! »
« A ta santé mon matelot... A la vôtre les gars. J'allons nous en licher les pouces jusqu'aux coudes », rapporte la chronique locale. « Hein, c'est du bon ça ! J'te crois mon matelot. J's'rais même pas surpris si qu'on m'dirait qu'ça sort des caves du Grand Turc ». L'un des matelots décide alors de quérir une charrette, de ramener le butin à bon port et d'en faire profiter d'autres camarades. C'est pas tous les jours fête. Sur le chemin du retour, la charrette, mise à mal par la chaussée défoncée, perd sa précieuse cargaison qui cogne contre le pavé. « Une exclamation de dégoût jaillit de la gorge des marins qui virent une forme poilue recroquevillée et très odorante. Un singe, c'était un singe qui avait été soigneusement conservé dans l'alcool... Les buveurs eurent des nausées et digérèrent très mal le liquide qui leur brûlait la gorge ».
« Les buveurs d'eau-de-vie du singe »
Les habitants vont alors surnommer ces matelots les « Jhiras », soit les « buveurs d'eau-de-vie de singe ». Mieux, ils vont passer à la postérité grâce au photographe Boutain de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. En 1912, celui-ci reconstitue l'histoire qui se raconte en faisant poser des comédiens amateurs. Si l'on n'a jamais su quel bateau ou quel collectionneur ramenait ce chimpanzé femelle, il connaîtra néanmoins une seconde vie sur le comptoir d'un bar, d'une boutique « Le Bazar de la tentation » puis d'une pharmacie.
Des générations d'habitants de Saint-Gilles-Croix de Vie ont trinqué à la santé du petit primate arraché à son île du Pacifique. Ré empaillé à Nantes dans les années quatre-vingt, il a longtemps été remisé dans une des salles de la conserverie. Aujourd'hui, la maison du Pêcheur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie a recueilli ce petit bonhomme que découvrent toujours avec autant d'émerveillement les petits et les grands d'aujourd'hui, un siècle après.
Je vous invite à prendre connaissance du décryptage de cette légende dans le document publié par Jean-Loïc Le Quellec d'où proviennent les photographies illustrants ce post.
La mythologie des naufrages en Vendée - Jean-Loïc Le Quellec
Le Puy du Fou, premier parc d'attraction français primé par les Américains
Le site du Puy du Fou a reçu le prix du meilleur « parc à thème classique » (« Thea Classic Award ») de l'Association internationale des parcs à thème (site), lors du rendez-vous annuel des parcs de loisirs qui se tenait du 14 au 18 novembre à Orlando en Floride. C'est la première fois qu'un parc français reçoit cette récompense. Son créateur, Philippe de Villiers a salué « une reconnaissance mondiale » et « le couronnement d'une belle entreprise ». « C'est émouvant. On a arrosé ça avec les permanents » du Puy du Fou (110 personnes). Il a expliqué qu'il s'agissait de « l'Oscar des oscars ». C'est comme « l'étoile ultime pour un restaurant » a-t-il déclaré. Le prix sera officiellement remis à l'équipe du Puy du Fou le 17 mars 2012 à Los Angeles.
Le Puy du Fou a battu son record de fréquentation pour la saison 2011 avec plus de 1,495 million de visiteurs, dont 370 000 pour la Cinéscénie (qui a fêté cette année son 10 millionième spectateur). En 2012, le parc lance « Le Monde Imaginaire de La Fontaine », une « grande aventure ludique et interactive dans l'univers fantastique de Jean de La Fontaine et du 17ème siècle ».
mercredi 7 décembre 2011
La Vendée veut dessaler l’eau
La première usine de désalinisation d’eau de mer de France devrait
être construite près des Sables-d’Olonne et être alimentée en énergie
renouvelable.
D’ici à 2020, une usine de dessalement d’eau de mer étirera probablement ses tuyaux entre les Sables-d’Olonne
et Bouin, à quelques kilomètres de la côte vendéenne. Un bureau
d’études a été sélectionné mi-novembre pour examiner le projet. La
décision de construire ou non la première usine de désalinisation de
France sera prise «dans un an», explique Éric Rambaud, président de
Vendée Eau, le syndicat chargé de la distribution de l’eau potable en Vendée.Créer un site de dessalement est une opération complexe. Vendée Eau envisage une usine modulable, capable de fournir dans un premier temps 10.000 ou 20.000 m3 d’eau par jour, puis, à l’horizon 2020 ou en cas de sécheresse aggravée, jusqu’à 40.000 m3.
La technique reposera sur la filtration de l’eau de mer, préalablement désinfectée, à travers une membrane semi-perméable qui laisse passer l’eau mais bloque le sel. Ce procédé appelé «osmose inverse» consomme quatre à cinq fois plus d’énergie qu’un traitement classique d’eau de rivière. Du coup, les autorités vendéennes prévoient d’alimenter le site avec de l’énergie renouvelable.
Éoliennes, solaire, biomasse ou encore hydromotricité: toutes les solutions sont envisagées. Ce qui n’abaissera pas les coûts et pourrait même les alourdir. La construction de l’usine, des centrales d’énergie renouvelable et des conduits pour acheminer l’eau vers les zones de consommation atteindra plusieurs dizaines de millions d’euros, prévoient les 276 communes réunies au sein de Vendée Eau.
Une eau chère mais indispensable
Quant au prix de l’eau potable ainsi obtenue, il pourrait dépasser la moyenne de l’Hexagone, de l’ordre de 1,20 euro par mettre cube pour le captage et la distribution. Un tarif sans doute élevé mais le département, pauvre en nappes souterraines, tire 90% de son eau potable des barrages, ce qui le rend plus sensible qu’aucune autre région de France aux variations climatiques et aux problématiques d’approvisionnement en eau.Entre le tourisme -qui décuple la population sur les côtes- et l’agriculture, «il y a un manque potentiel de 10 à 12 millions de mètres cubes pendant les six mois d’été», résume Éric Rambaud.
La désalinisation n’est pas la seule option. Depuis 2003, «nous réfléchissons et mettons en œuvre une large gamme de solutions, à court ou moyen terme», explique le président de Vendée Eau. Un nouveau barrage, une option bon marché qui aurait coûté «10 millions d’euros», a été refusé par l’État, pour raison écologique.
Mais, comme la plupart des collectivités de France, les communes vendéennes misent sur les économies (réduction des pertes et des fuites, etc.), qui sont, de loin, la meilleure façon de récupérer de l’eau potable. Vendée Eau a, par ailleurs, ouvert un chantier de 60 km de tuyaux afin de relier les zones de forte consommation aux réserves d’eau du département et aux capacités de Nantes et de la Loire. La facture de ce programme devrait dépasser les 50 millions d’euros.
Enfin, 70 forages déjà réalisés permettent de mobiliser 2 millions de mètres cubes d’eau de plus qu’en 2003. De quoi affronter sans trop d’inquiétude la prochaine sécheresse.
Source : Le Figaro
Inscription à :
Articles (Atom)









