Un Oeil sur la Vendée

Le blog qui jette un regard sur la Vendée...

mercredi 30 mars 2011

En Vendée, la palme de la générosité

Avec 12,8€ de recettes par habitant, le diocèse de Luçon fait partie des mieux lotis

« On a la chance d’avoir une belle solidarité », confie Denis Saulnier, économe du diocèse de Luçon. En 2009, 3,34 millions d’euros ont été récoltés pour le denier du diocèse et des paroisses, et 1,912 million via les quêtes. Sur les trois dernières années, l’Église vendéenne a également pu compter sur 1,905 million d’euros de legs.

Une générosité qui s’explique d’abord par l’histoire. « La Vendée est une terre de tradition catholique où nous avons encore beaucoup de prêtres et donc beaucoup de messes, explique Denis Saulnier. Cela permet de récolter beaucoup d’argent lors des quêtes. » Autres particularités : un grand nombre de donateurs, environ 27 000 personnes, et un montant moyen du don un peu moins élevé qu’ailleurs, dans ce département rural « où le revenu par habitant est plus faible ».

Difficile, pour autant, de dresser un profil type. « Nous avons de 1500 à 2000 nouveaux donateurs chaque année et nous en perdons autant, voire un peu plus, poursuit Denis Saulnier. Au bout de quinze ans, la population des donateurs est totalement renouvelée. » Si la tradition familiale joue indéniablement, l’économe remarque que « tous les pratiquants ne donnent pas mais (que) des non-pratiquants donnent ».

Les ressources de l’Église proviennent de la générosité des donateurs

Un constat qui étonne toujours le P. Olivier Gaignet, curé de la paroisse Saint-Hilaire de Fontenay, dans le sud de la Vendée, réputé moins généreux que le nord, où l’ancrage catholique est plus fort. « Lorsque j’ouvre les enveloppes de la collecte paroissiale, je suis toujours surpris de ne pas connaître la moitié des donateurs. » Il arrive aussi que des croyants d’autres religions apportent leur contribution. « Ces gens sont sensibles aux valeurs portées par l’Église. »

Dans sa paroisse, 49 000€ ont été récoltés en 2009-2010, contre 23 000 en 2008-2009. Et le cru 2010-2011 s’annonce encore meilleur, avec près de 55 000€ déjà réceptionnés. Outre un nouveau mode d’appel aux dons (par courrier postal), le conseil économique paroissial a écumé toutes les églises pour expliquer le sens du don et détailler à quoi il sert, comme financer des travaux de rénovation ou l’achat d’écrans géants dans les églises. « On indique aussi à quoi va servir la quête sur la feuille de messe, poursuit le curé. Comme, par exemple, le renouvellement des livrets de sépulture. »

Cette générosité n’empêche cependant pas le diocèse de tomber dans le rouge. Après avoir été fortement bénéficiaire en 2009, il a été déficitaire en 2010 et le sera en 2011. Une situation liée à la fluctuation du montant des legs, explique Denis Saulnier, qui aime à rappeler en toutes circonstances que la quasi-totalité des ressources de l’Église provient de la générosité des donateurs.

Source : La Croix du 30 mars 2011

vendredi 25 mars 2011

Mémoire : Pèlerinage de la chapelle des petits Lucs



jeudi 4 mars 2010

La Vendée rend hommage aux victimes de la tempête.

Une cérémonie s’est déroulée jeudi après-midi à la Cathédrale de Luçon en présence du Premier Ministre François Fillon. Tous les drapeaux de Vendée sont en berne





« La Vendée a forgé son identité dans l’épreuve. Les jours qui viennent de s’écouler lui permettent d’écrire avec dignité une nouvelle page de son histoire tragique».


Alors que les cloches des églises de Vendée sonnaient le glas dans tout le département et que les sirènes des casernes invitaient tous les Vendéens à une minute de silence, un hommage solennel était rendu à la Cathédrale de Luçon aux victimes de la tempête Xynthia.


Célébré par l’Évêque de Luçon, Monseigneur Alain Castet, cet hommage s’est déroulé en présence du Premier Ministre François Fillon, du Président du Conseil Général Philippe de Villiers et de son épouse, de nombreux élus régionaux et départementaux ainsi que des centaines de Vendéens.

Présents aussi de nombreux sapeurs-pompiers volontaires et secouristes qui se sont illustrés avec dignité et sang-froid ces derniers jours.


« Au cœur d’une nuit tranquille, les éléments se sont conjugués, révélant la fragilité des hommes et de leur vie » a déclaré Monseigneur Castet, « Au cœur de cette nuit d’angoisse, de silence et de froid, dans le déferlement d’une force inconnue et aveugle, la mer a pénétré brutalement dans les maisons bâties pour la paix en y faisant entrer la mort. Cette terre de paix a été dévastée ».

« Chères familles si durement éprouvées, si profondément bouleversées, c’est tout un peuple qui est là avec vous » a t-il poursuivi « Un peuple nombreux, ému, mais plus que cela un peuple debout et solidaire qui veut vous dire que par delà l’épreuve, il est une espérance qui permet de vivre et qui donne sens.»

L’Évêque s’adressait tout particulièrement aux familles et aux proches de trois des personnes âgées disparues lors de l'inondation qui a submergé certains quartiers de la-Faute-sur-Mer, et dont les obsèques étaient célébrées en même temps que cette cérémonie nationale d'hommage. Leurs cercueils étaient portés par des gendarmes et des pompiers dont Monseigneur Castet a salué le dévouement remarquable.

« Je veux dire ma reconnaissance envers tous ceux et celles qui se sont dressés, faisant face avec courage et refusant la fatalité. Elus, services publics, pompiers, sauveteurs, associations, secouristes, bénévoles ont montré un sens solide de l’organisation et une capacité à accueillir dans l’urgence. »

« De l’éprouvante recherche des victimes à l’immense élan de solidarité, c’est un même mouvement qui a révélé la grandeur de l’Homme » a conclu Monseigneur Castet avant de lire un message adressé spécialement par le Pape Benoit XVI :

"Informé de la violente tempête qui s'est abattue sur plusieurs régions de France faisant de nombreuses victimes, le pape Benoît XVI exprime ses vives condoléances aux familles endeuillées et assure de sa profonde sympathie toutes les personnes atteintes par cette catastrophe"…


Le président du Conseil Général Philippe de Villiers avait demandé de sonner le glas partout en Vendée, de déclencher les sirènes et de mettre les drapeaux en berne sur tous les édifices publics jeudi après-midi.

samedi 4 juillet 2009

La société de production vit bien en Vendée

AMP, qui produit près d'une émission de télé sur deux en France, a inauguré son nouveau siège à Olonne-sur-Mer.



« C'est un moment important de l'entreprise », résume Gilles Sallé, le patron d'Atlantic Media Production (AMP). Entouré de Michel Drucker et de Georges Pernoud, amis et parrains de la société, il rappelle qu'en un peu plus de vingt ans, l'entreprise est devenue la deuxième société française de tournages télévisés.
Quand Gilles Sallé crée son entreprise en 1986, il est loin d'imaginer le succès qui l'attend. 75 millions de chiffre d'affaires annuel, 312 salariés dans 14 sites en France (1) et plus de 12 000 heures de programmes par an. Les Jeux olympiques de Pékin, le Vendée Globe, l'élection présidentielle ou « le Grand Journal de Canal + »sont autant de programmes produits par AMP.

L'entreprise affiche clairement son ancrage régional : « Je reste là car je suis bien, et non pas parce qu'il y a le TGV. Mais ça aide bien », plaisante Gilles Sallé. Une philosophie qui plaît à Michel Drucker et Georges Pernoud, eux qui l'ont lancé dans le métier : « Vous avez devant vous trois gars de province », résume l'animateur de « Vivement Dimanche ».

AMP surprend par son avant-gardisme, gage de sa réussite. « Leur matériel et leur savoir-faire sont incroyables », commente Michel Drucker. L'entreprise mise beaucoup sur sa filiale AMP interactive, chargée de développer la télévision du futur. Une évolution permanente qui rendrait presque nostalgique Georges Pernoud, lui qui a débuté avec la télévision en noir et blanc : « Dans dix ans maximum, la télé n'aura plus rien de comparable avec celle d'aujourd'hui. Mais même vieux, on s'accroche ! »

Source : Ouest-France

samedi 16 mai 2009

Chantonnay commune propre et économe...

D'ici 2015, Chantonnay veut être un exemple de commune propre et économe en énergie. Elle a pris 39 mesures qu'elle compte bien appliquer.
Les économies d'énergies à Chantonnay, on sait faire. Depuis quelques années, la municipalité fait attention à ses dépenses en eau, électricité, carburant, papier et traitements polluants pour les espaces verts. Mais cette commune de 8 000 habitants ne compte pas s'arrêter là. « Nous avons l'ambition d'être dans le peloton de tête des villes exemplaires en matière de développement durable », annonce Gérard Villette, le maire.



Et pour y arriver, la commune frappe fort. Elle prévoit pas moins de 39 mesures différentes (lire le détail ci-dessous) dans trois axes majeurs : l'énergie, l'aménagement de l'espace et l'écocitoyenneté.

De multiples acteurs

Si certaines sont déjà en cours (promenade plantée, audit énergétique des bâtiments communaux...), d'autres vont fleurir prochainement comme l'éco-quartier, la nouvelle station d'épuration, le renouvellement de l'éclairage public, etc. Mais aussi, la pose de panneaux photovoltaïques sur environ 15 bâtiments communaux. « 4 500 m2 de toiture de bâtiments seront équipés à court terme », souligne le maire. Le local des services techniques va ouvrir le bal début 2010.

Des panneaux solaires pour la Ville oui, mais pas seulement. Ils couvriront aussi des bâtiments agricoles et industriels. Car Chantonnay se veut aussi exemplaire dans sa méthode. Pour le moins originale et innovante. « Nous souhaitons fédérer les citoyens dans notre démarche, en leur montrant qu'ils ont tout intérêt à agir avec nous », souligne Arnaud Cartron, adjoint à l'urbanisme. Des agriculteurs et des chefs d'entreprise adhèrent déjà à la démarche. L'entreprise Garczynski Traploir montrera l'exemple en construisant un bâtiment environnemental.

Le Conseil général, la chambre d'agriculture, le syndicat d'eau potable de Luçon, le syndicat départemental d'énergie et d'équipement de la Vendée (sydev) sont des acteurs majeurs de ce plan. Les scolaires et toute la population seront également associés. « Nous prévoyons une réunion avec la Capeb et les artisans locaux pour les former aux nouvelles techniques », ajoute Gérard Villette.

Bref, Chantonnay fait son Grenelle de l'environnement et compte le faire bien, « pour montrer que c'est possible de faire des choses même pour une ville moyenne comme la nôtre. »

Source : Ouest-France